Miró, un langage universel !

Après la seconde Guerre Mondiale, Miró simplifie encore plus son langage et devient reconnaissable en un seul coup d'oeil !
4 janvier 2019
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Joan Miró Femmes et oiseau dans la nuit, 5 mai 1947 New York, Calder Foundation
© Successió Miró / Adagp, Paris 2018 Photo Calder Foundation, New York / Art Resource, NY.

 

"Pour moi une forme n’est jamais quelque chose d’abstrait ; elle est toujours le signe de quelque chose. C’est toujours un homme, un oiseau ou quelque chose d’autre. Pour moi, la peinture, ça n’est jamais la forme pour la forme". *

 

 

 

 

Avec la fin de la seconde Guerre Mondiale, la vie reprend son cours et Miró renoue avec ses amis et ses marchands, tisse de nouvelles amitiés, s’informe des nouveaux courants artistiques, et de tout ce qui se passe dans le monde. En 1947, il effectue un séjour de huit mois à New York qui produit sur lui une forte impression. Par l’entremise de Pierre Matisse, il reçoit la commande d’une grande peinture murale pour la salle de restaurant du Terrace Plaza Hotel à Cincinatti. De retour de ce séjour, Miró s’emploie dans ses oeuvres à une nouvelle économie de moyens : des tracés noirs épais s’affirment sur la surface de la toile avec spontanéité. La vision de Miró est réduite à un langage codifié, immédiatement reconnaissable reposant sur des points et des cercles pour les yeux, des arcs et des croix pour les astres, des signes verticaux et horizontaux pour les sexes et les oiseaux. 

D'ailleurs, la présence des oiseaux est importante dans l’oeuvre de Miró et c’est probablement parce qu’ils incarnent l’envol en toute liberté que l’artiste les a tant aimés et observés.

Venez admirer l'oeuvre de Miró au Grand Palais jusqu'au 4 février 2019 ! 

* "Joan Miró, entretiens et commentaires", par J. J. Sweeney, Partisan Review, février 1948, repris dans Joan Miró : Écrits et entretiens, Margit Rowell (éd.), Paris, Daniel Lelong, 1995, p. 228

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