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Sertissage, gravure, incrustation de pierres... on vous explique tout !

mar, 11/04/2017 - 15:28 -- debout
Nous avons décrypté pour vous le si riche vocabulaire des joyaux indiens que vous pouvez admirer jusqu'au 5 juin au Grand Palais !
Cette semaine, apprennez à reconnaitre quelques techniques utilisées pour incruster les pierres sur les bijoux et objets précieux ! 

  • La Glyptique
Art de la gravure des pierres, soit en creux (intaille), soit en relief (camée).


  • Le Sertissage
Le sertissage consiste à fixer les pierres sur les bijoux ou ornements. Il en existe trois grands types qui sont confondus avec la monture : à grains, à griffe et clos.

 

Serti ou montage à grains : type de sertissage utilisé pour de petites pierres et les pavages. Les pierres peuvent être maintenues par 2 ou 4 grains (les grains sont des copeaux de métal levés et poussés contre la couronne de la pierre de façon à la tenir fermement comme de minuscules griffes).
Son défaut est qu’il est relativement facile de perdre une pierre.


 
Serti ou montage à griffe, ou à jour : il permet de laisser voir la pierre au maximum. Les griffes sont des petites languettes de métal le plus souvent soudées à un anneau nommé ceinture, sur lequel on assoit la pierre avant de rabattre dessus l’extrémité des griffes pour l’enserrer.
Cette technique apparaît au début du XIXe siècle.


 
Serti clos ou monture à fond : dans ce type de sertissage, la pierre est placée dans une cavité creusée dans le métal. On laisse initialement ce métal dépasser légèrement de façon à pouvoir le rabattre sur le pourtour de la pierre. Ce sertissage s’use peu. 
C’est le sertissage le plus ancien et le plus fréquent sur les bijoux étudiés.

  • La technique du Kundan
Cette technique d'incrustation est propre aux Moghols. Elle consiste à utiliser un or extrêmement pur, en feuilles de quelques microns repliées sur elles-mêmes et amalgamées pour sertir les pierres. Le matériau d'incrustation est tellement malléable qu'il peut épouser tout type de surfaces et ainsi accueillir des pierres de formes variées.
De fait, l'or qu'il convient d'employer pour le kundan présente la singulière propriété de former avec lui-même des liaisons moléculaires à température ambiante. Le chauffage de l'objet, indipensable dans les techniques plus classiques, n'est donc pas necessaire pour réaliser des sertissages en kundan très élaborés. L'exécution de cette technique nécessite de nombreuses étapes avec des artisans spécialisés, méthode toujours en vigueur de nos jours.

La pièce à sertir, qui n'est que très rarement en or massif, est consolidée par un noyau de laque, et le kundan lui-même est enfin appliqué : les fines feuilles d'or sont insérées les unes après les autres dans leur emplacement et mises en forme à l'aide de burins et de brunissoirs. 

Découvrez cette technique en vidéo grâce au Victoria & Albert Museum (commentaires en anglais uniquement)

 

Exposition Des grands Moghols aux Maharajahs. Joyaux de la collection Al Thani
Au Grand Palais jusqu'au 5 juin 2017

Réservez votre billet ICI

#ExpoJoyaux
 

 

 
 
 

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