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L’imagier des tropiques de Paul Gauguin

jeu, 14/12/2017 - 15:12 -- debout
Quand Paul Gauguin arrive à Tahiti pour la première fois en 1891, il tente de retrouver ses instincts primaires étouffés par la civilisation… Que va-t-il y découvrir ?

Lorsqu’il y accoste pour la première fois en 1891, Tahiti n’est une colonie française que depuis peu et conserve sa réputation de paradis d’abondance libre et insouciant. Pourtant, Gauguin est vite déçu : coutumes et traditions ont cédé le pas aux évangélisations chrétiennes et il ne subsiste que de très rares traces matérielles des mythes traditionnels.

Il s’appuie dès lors sur ce qu’il trouve : photographies et livres écrits par des Européens, objets du quotidien, collections tahitiennes d’objets d’art, dont Gauguin combine styles et motifs sans tenir compte de leur provenance – Tahiti, îles Marquises, voire île de Pâques. Il est attiré par le degré élevé d’abstraction et le caractère décoratif de l’art océanien. Avec ses rudiments de tahitien, Gauguin inscrit les titres de ses tableaux dans cette langue, accentuant leur dimension énigmatique.

Même s’il rejette les pratiques de l’Eglise en tant qu’institution, et notamment le rôle des missionnaires qu’il observe sur place, Gauguin a une culture catholique, et épouse une femme protestante. Cette tradition chrétienne affleure dans un certain nombre d’œuvres. Te Nave Nave Fenua (Terre délicieuse) par exemple, évoque l’Eve chrétienne figurée dans un Eden polynésien.




Sa nudité innocente voisine avec une nature idyllique. Le petit démon qui volète auprès de sa tête vient lui suggérer la tentation. Si la pomme du péché originel est remplacée par des fleurs étranges qui prennent l’aspect de plumes de paon, le corps de la jeune tahitienne et son geste sont inspirés de la frise du temple bouddhiste de Borobudur (sur l’île de Java).

Retrouvez cette œuvre dans l’exposition Gauguin l’alchimiste

jusqu’au 22 janvier 2018 au Grand Palais

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